La paroisse de Colombier est déjà là.
La « charta vetus » mentionne Sanctus Petrus de Colomberrio lors de la donation de son église à l’abbaye du Charay par l’évêque de Viviers.
Un hameau sur les pentes du Montasset, au-dessus de la vallée de la Bourges. Pierres sèches, châtaigniers, chemins anciens et plusieurs siècles d’histoire.
Pruneyrolles appartient à cette géographie ardéchoise faite de hameaux accrochés aux pentes, de terrasses soutenues par la pierre et de sentiers qui relient encore les maisons, les bois et la vallée.
La commune de Saint-Pierre-de-Colombier s’étire le long de la Bourges. Avant l’essor industriel, elle était structurée par de nombreux hameaux fortement peuplés. Pruneyrolles en faisait partie. L’installation des moulinages au bord de l’eau a progressivement déplacé une partie de la vie vers la vallée, laissant sur les hauteurs un paysage où l’on lit encore l’ancienne organisation du territoire.
L’histoire locale apparaît par fragments : une paroisse médiévale, un hameau lié au mandement de Montpezat, puis l’essor de la soie qui redessine la répartition des habitants.
La « charta vetus » mentionne Sanctus Petrus de Colomberrio lors de la donation de son église à l’abbaye du Charay par l’évêque de Viviers.
Un procès puis un accord opposent la communauté de Montpezat aux habitants de Pruneyrolles. Le hameau relève alors du mandement de Montpezat tout en appartenant à la paroisse de Colombier.
À Aulueyres, l’un des premiers moulinages du Vivarais est installé. L’énergie de l’eau devient l’un des moteurs de la transformation économique locale.
Jusqu’à sept fabriques fonctionnent le long de la rivière. Pour se rapprocher du travail, des habitants quittent progressivement les hameaux perchés pour la vallée.
Les terrasses, calades, châtaigneraies et chemins racontent encore cette longue adaptation à un terrain pentu et à une vallée étroite.
Les habitants de Pruneyrolles obtiennent notamment de ne plus être tenus de contribuer à la réfection des ponts, chemins et de la côte du Pal, tout en conservant certaines obligations envers les remparts du château de Montpezat.
Un épisode documenté dans une étude de Laurent Haond à partir des Archives départementales de l’Ardèche.Autour de Saint-Pierre-de-Colombier, les « faïsses » — ces terrasses soutenues par des murs de pierre — sont l’un des signes les plus visibles de l’ancienne activité agricole.
Des murs de soutènement pour retenir la terre, créer des surfaces cultivables et apprivoiser les pentes.
Un arbre indissociable des versants ardéchois et toujours très présent le long des chemins autour du village.
Calades et sentiers relient encore les étages du relief et donnent à lire une géographie antérieure à la route moderne.
L’itinéraire officiel « Le Hameau Pruneyrolles à St Pierre de Colombier » traverse châtaigneraies, calades et terrasses. Une boucle courte, mais suffisamment pentue pour changer rapidement de point de vue sur la vallée.
Pruneyrolles se situe dans la moyenne vallée de la Bourges, sur les pentes du Montasset, à proximité immédiate du bourg de Saint-Pierre-de-Colombier.
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